Le blog du Petit Vapoteur
Grossesse et vapotage : la recherche avance avec une nouvelle étude irlandaise

Grossesse et vapotage : la recherche avance avec une nouvelle étude irlandaise

21/02/2020  /   L'actu , L'actu Société/Santé/Loi

Grossesse et vapotage : la recherche avance avec une nouvelle étude irlandaise

Vaper et être enceinte ? Quelles conséquences sur le fœtus ? Cette deuxième étude irlandaise nous en dit plus. 

L’étude irlandaise est rassurante

Comme nous l’avions déjà évoqué lors d’un précédent article Eviter de fumer pendant un grossesse : la vape, une solution possible ?, l’association Tabac et Liberté, un réseau français de professionnels de santé spécialisés en tabacologie, a classé les pratiques par ordre croissant de risque :
1 ) L’idéal reste de ne rien consommer, ni tabac, ni vape.
2 ) Si l’arrêt total du tabac s’avère impossible : vaper sans nicotine.
3 ) Si vaper sans nicotine est trop difficile ou expose à un risque de rechute trop important : vaper avec nicotine.
4 ) Le pire reste de fumer, même quelques cigarettes.

Le mieux reste de ne rien consommer du tout et le pire, de continuer à fumer, même quelques cigarettes.

L’étude irlandaise menée par Brendan P. McDonnell, Evan Bergin, Carmen Regan publiée le 9 février dernier dans le British Journal of Obstretrics and Gynaecology (BJOG), montre que femmes exclusivement vapoteuses donnent naissance à des bébés pesant le même poids que ceux conçus par des non-fumeuses.  

Cette étude au sein de l’hôpital dublinois de Coombe a été réalisée sur 218 femmes enceintes et vapoteuses exclusives ainsi que 95 vapofumeuses au second trimestre de leur grossesse.

Une différence est cependant notable entre le poids moyen des bébés des fumeuses et vapofumeuses qui pèsent 300 grammes de moins que ceux dont les mères sont non-fumeuses et vapoteuses. Les médecins en charge de l’étude précisent : « Nous avons constaté que les utilisatrices exclusives de vapotage ont des bébés avec un poids à la naissance similaire à ceux des non-fumeuses. Par rapport aux fumeuses, les utilisatrices d’e-cig ont une incidence plus faible d’accouchement d’un nourrisson de faible poids à la naissance .(...) « En revanche, les utilisatrices doubles ont eu des résultats similaires à ceux des fumeuses » Le risque d’insuffisance pondérale d'un bébé est doublé pour des femmes fumeuses (28%). Quant aux femmes vapoteuses, il est de 11% et les femmes non-fumeuses, de 12,8%.

Des résultats qui confirment la première étude britannique

Rédigée par les médecins Brendan P. McDonnell, Evan Bergin, Carmen Regan, la première étude britannique concluait que « l’utilisation de cigarettes électroniques pendant la grossesse n’est pas associée à un faible poids à la naissance ou à un accouchement prématuré. Les résultats maternels et néonataux semblent être similaires à ceux des non-fumeurs. À notre connaissance, il s’agit de la première étude prospective sur la relation entre l’utilisation de la cigarette électronique et les résultats pour la mère et le fœtus. »
C’est pourquoi, l’ONG britannique œuvrant pour la prévention des risques tabagiques, « Action on Smoking and Health » (ASH) avait imaginé un support de communication. Le Smoking in Pregnancy Challenge Group avait quant à lui, édité un guide destiné aux professionnels de santé. Leur avis médical reste essentiel pour toutes les femmes fumeuses qui attendent un heureux événement, chaque grossesse étant unique.

 Claire

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