Le blog du Petit Vapoteur

Matériel de 1ère génération : une étude décelant des champignons et bactéries

16/05/2019  /   L'actu de la vape , L'actu Société/Santé/Loi

Matériel de première génération : une étude décelant des champignons et des bactéries 

Le matériel de première génération à l'instar de la cigalike contient des champignons et des bactéries que sont les endotoxines et le glucane. 

Le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) détecte deux types de bactéries

D’après les résultats de l’étude du National Institute for Occupational Safety and Health, une agence fédérale américaine en charge de mener des recherches et formuler des recommandations pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, 23% des échantillons testés contiennent de l’endotoxine et 81%, des quantités importantes de glucane.

En définitions :

Endotoxines : agent microbien présent naturellement dans l’air intégré dans la membrane externe des bactéries à Gram Négatif que l’on retrouve en concentration plus élevée dans la fumée de tabac, dans le milieu agricole, les mécanismes d’incinération des déchets et certains établissements professionnels (industries textiles).

Glucane : un polymère du glucose présent dans la poussière domestique, les parois cellulaires de la plupart des champignons, des algues, certaines bactéries et plantes.

Pour mener à bien cette étude, 75 produits de vape ont été répartis en deux groupes : 37 vaporisateurs personnels de première génération que sont les cigalikes (cigarette électronique qui ressemble à une cigarette classique. Leur fabrication est privilégiée par l’industrie du tabac qui favorise la conception dans un esprit propriétaire, autrement dit, la compatibilité des éléments est uniquement possible sur une même marque) et 38 flacons d’e-liquides nicotinés (classic, fruités, mentholés et gourmands). Tous ces produits ont été fabriqués aux Etats-Unis par les dix marques les plus vendues dans le pays de l’Oncle Sam. Au total, 69 des 75 produits testés viennent de 9 sites web d’entreprises de vente en ligne de cigarettes électroniques et les 6 autres, d’une boutique non-spécialisée.

Le déroulement de cette étude

Pour tester les produits, cette étude s'est déroulée avec l'utilisation de techniques aseptiques et de la manière suivante : 

- « Tous les échantillons ont été extraits dans une hotte à flux laminaire en utilisant des techniques aseptiques ».

- « Les cartouches, qui sont des chambres cylindriques, contiennent des tampons fibreux qui absorbent l’e-liquide et agissent comme une mèche pour délivrer le liquide à l’atomiseur. Des pinces dépyrogénées ont été utilisées pour retirer le tampon de chaque cartouche et en extraire le liquide. Le liquide provenant de trois cartouches du même produit provenant du même emballage a été mis en commun dans un bécher dépyrogéné et transféré dans des tubes de verre dépyrogéné pour être conservé et analysé. Les échantillons ont été dilués avec du LRW en dilution en série et testés, en double, pour trouver des dilutions minimales sans interférence ».

- « Les échantillons de liquide électronique n’ont pas été mis en commun et une petite partie du liquide électronique a été prélevée dans une bouteille de liquide électronique. De la même manière que les échantillons de cartouches ont été prélevés, les échantillons d’e-liquide ont été dilués et testés pour trouver des dilutions minimales non interférentes ». (Traduction | Source : Vaping Post) 

Les concentrations d’endotoxines étaient supérieures à la limite de détection dans 17 produits (23 %) et les concentrations de glucane étaient supérieures à la limite de détection dans 61 produits (81 %). Les saveurs classiques et menthe possèdent une concentration plus élevée en glucane que d’autres fruitées. Au total, 12 des 37 cigalikes contenaient un taux d’endotoxine supérieur à la normale.


Les cigarettes électroniques de première génération concernées, des résultats à relativiser

Ces bactéries uniquement présentes dans les cigarettes électroniques de première génération (cigalikes) sont susceptibles de causer des troubles respiratoires. Les chercheurs en charge de cette étude admettent que les résultats pourraient être différents si cette même étude concernait des cigarettes électroniques plus récentes (avec atomiseurs, pod, clearomiseurs…etc). Selon eux, des études complémentaires avec de grands échantillons représentatifs de produits sont nécessaires pour confirmer leurs constatations, identifier les sources ainsi que les voies de contamination et évaluer les effets sur la santé associés à l'utilisation de produits contaminés. Par ailleurs, ils n’ont pas estimé la contamination des aérosols inhalés par les utilisateurs.

Pour aller plus loin et sur le même sujet :

https://fr.vapingpost.com/big-tobacco-lindustrie-de-le-cigarette-2/

https://www.vapyou.com/e-cigarette-bureau-de-tabac-cigalike/

Claire

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Voir tous les commentaires (1)

Florian

16/05/2019 21:01:49

Dire que j'en ai pris de cette m***e. C'était ma première tentative d'arrêter de fumer, ce fût un échec total. J'ai eu de vrai résultat avec mon premier atomiseur, l'aga-t7 ! Tout ça pour dire qu'en plus d'être nul, elles sont potentiellement dangereuse.

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