Le blog du Petit Vapoteur

Un premier doctorat sur la vape : une avancée précieuse pour l'objectivité

02/03/2021  /   L'actu de la vape , L'actu Société/Santé/Loi

Un premier doctorat sur la vape : une avancée précieuse pour l'objectivité

C'est une excellente nouvelle pour la vape fraîchement diplomée et pour la toute première fois ! Sébastien Soulet, membre d'Ingésciences a décroché son doctorat sur le fonctionnement de la cigarette électronique en déterminant et en quantifant les données de la vape dans le cadre d'un usage réaliste d'un(e) vapoteur(euse).

Sébastien Soulet fait avancer la recherche sur le vapotage 

Durant trois ans, Sébastien Soulet membre de l'équipe Ingésciences a travaillé sur un thèse portant sur le fonctionnement de la cigarette électronique en partenariat avec l'école I2M Bordeaux et cofinancée par la Région Nouvelle-Aquitaine. Suite à sa soutenance effectuée le 22 janvier dernier, Sébastien Soulet décroche le tout premier doctorat dans le domaine du vapotage.

Dr Sébastien Soulet (crédit photo : Ingésciences)

Cette thèse constitue une véritable avancée pour la vape. Toute étude et conclusion chimique et toxicologique sur la e-cig ne pourra à l’avenir être considérée uniquement si les facteurs de mise en œuvre physique et thermodynamique sont justes et établis au préalable ! En d'autres termes, la vraie notion de vape et de ressenti du vapoteur doivent être pris en compte dans chaque publication scientifique sur la cigarette électronique, sans quoi, elle est tout simplement biaisée. 

Sans ces paramètres de la notion de la vape et du ressenti des vapoteurs, les études donnent lieu à des résultats douteux. La plupart d'entre elles utilisaient des machines à fumer ou faisaient chauffer la cigarette électronique à de très fortes températures qui n'avaient rien à voir avec une utilisation normale.... comme si un(e) vapoteur(euse) se prenait un dry hit tous les jours ! Les chercheurs n'avaient pas bien appréhendé certaines données d'utilisation de la vape rendant des résultats assez défavorables et trop souvent diffusés dans la presse. Mais à présent, cette thèse laisse place à l'objectivité !

Le titre de docteur permet de conduire de nouvelles recherches. Sébastien Soulet va donc pouvoir continuer à travailler sur la réalité des usages quotidiens de vapoteurs humains. Mesurer et quantifier les données de la vape dans le cadre d'une utilisation réaliste ouvre des perspectives cruciales afin que la cigarette électronique soit considérée comme un outil de réduction des risques liés au tabagisme. 

Dr Sébastien Soulet nous explique son travail en vidéo :

Les étapes de recherche

Pour mener à bien son travail de recherche, il s'est penché sur :

-la compréhension du design des e-cigarettes et l'identification des groupes de matériel disponibles sur le marché (parmi les 26 dispositifs sélectionnés avec pour référence les caractéristiques techniques). Il a découvert que lorsque qu'une e-cig est recommandée par le fournisseur pour une puissance inférieure à 30 W, elle dispose : 

  • un fil résistif dont la surface est inférieure à 75 mm²
  • une résistance à l’air supérieure à 9 Pa0,5.min.L-1, ce qui correspond à une inhalation indirecte.
    L’autre groupe de matériel, complémentaire, est lui associé à une inhalation directe.

-l'étude des influences des paramètres physiques, autrement dit, les diverses puissances ainsi que les températures de vape. Après avoir sélectionné et testé cinq matériels sur le robot vapoteur U-SAV, le comportement d'une e-cig peut se décrire en trois régimes de fonctionnement :

  1. de sous-chauffe, présentant une masse de liquide vaporisée (appelée MEV) nulle
  2. une efficacité énergétique moyenne traduite par sa linéarité (à partir d’une puissance minimale et se caractérisant par une MEV évoluant linéairement avec la puissance qui est appliquée.)
  3. de surchauffe (à partir d’une puissance maximale et régime identifiable par une rupture de la linéarité)

La machine U-SAV est un "robot vapoteur" conçu par le Dr Sébastien Soulet qui participe à la mesure et à la quantification des données de la vape dans le cadre d'une utilisation quotidienne et normale par les consommateurs (crédit photo : Ingésciences)

-la mise en lien avec l’ébullition et sa conséquence dans une cigarette électronique. L'ébullition est le phénomène qui se passe à l'intérieur de l'atomiseur.
Cette thèse montre que "dans un régime de fonctionnement optimal, une cigarette électronique présente un risque significativement réduit et proportionnel à la masse de liquide vaporisée. Dans un régime de surchauffe, ces éléments suggèrent également que le ressenti des flaveurs est altéré. Ceci sous-entendant que la plage de puissance du régime de surchauffe est une zone d’utilisation naturellement évitée par le consommateur." Ce régime de surchauffe est celui à partir duquel des particules toxiques commencent à apparaître.

Un grand merci et bravo pour ce travail de recherche qui va grandement participer à rendre objectives les futures études sur le vapotage.

 Claire 

Partager ce contenu

Ajouter un commentaire

 (avec http://)