Le blog du Petit Vapoteur

Test du mod Fush Acrohm

02/07/2019  /   Les Tests du blog

Parler du mod Fush de Acrohm c’est un peu sonner l’heure de la récré pour le blog du Petit Vapoteur. On a du mal à prendre au sérieux ce mod tubulaire qui « fait de la lumière ». Pourtant, le mod Fush de Acrohm (?) n’est pas le premier produit extravagant du vapotage sur le marché. Du matériel lumineux existe à foison. On a eu la résistance TFV qui s’allume, il y eut même des « spinners » à LED pour mod méca, etc. À chaque fois le produit fait son petit buzz et le tout retombe rapidement comme un soufflé oublié sur la gazinière.

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On ne souhaite pas ce funeste avenir pour le mod Fush mais pour l’instant : c’est le buzz. Pourquoi ce mod de cigarette electronique voyant et un peu cher fait-il autant parler ? Peut-être parce qu’il nous change de la routine des nouveautés habituelles (pods, pods, pods) et qu’il attise notre insatiable curiosité ? Acrohm, on ne connaît pas. D’ailleurs, on sait très peu de choses sur cet obscur fabricant qui communique (forcément) essentiellement par les réseaux sociaux. Avec de belles photos, bien retouchées. Nous-mêmes, au blog, sommes clients de ce genre de choses. C’est donc la récré, le quart d’heure de détente avec ce mod Fush qui nous a bien amusé.

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Mais un mod qui fait de la lumière avec plein de couleurs, ce n’est par un argument suffisant pour en faire toute une chronique. Il en faut un peu plus. Justement, le Fush, une fois sorti de sa boîte, n’en manque pas, d'arguments. Il est même assez convaincant au niveau de la qualité de fabrication. Et il dépasse le stade de gadget à la mode, comme nous le verrons plus loin.

Le mod Fush, 110 mm de long, 28 mm de diamètre à la base et 26 mm tout en haut n’est pas un mod « full méca », 100% mécanique, puisqu’il contient des composants électroniques.

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Mod électro ou mod semi méca ? Que de débats stériles sur ce sujet ! Acrohm qualifie son mod de « semi-mech » et il a bien raison. Tout est question de vocabulaires et dans la vape on est très fort pour inventer de nouveaux mots, comme cotonnage, wattage ou flaveur. C’est leur compréhension qui varie selon les perceptions de chacun. Et c’est là que le bazar commence. Petites explications rapides pour celles et ceux qui sont perdus dans tout ce jargon.

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Avec un mod méca, on appuie sur le switch et l’accu envoie une certaine intensité vers la résistance de l’atomiseur. On ne peut pas varier ni la puissance, ni la tension. Avec un mod électro, le composant électronique, qu’on appelle souvent chipset, est capable de varier la puissance (watts) ou la tension (volts). Il permet également de bloquer le fonctionnement du mod si la résistance demande trop d’énergie à l’accu (danger). Un mod semi-méca, comme le Fush, est un mélange des deux. On ne peut pas varier la puissance, la tension, mais on a toutes les protections d’une box électro. Pour les habitués des boxs électroniques, nous avons avec le Fush, l’équivalent du mode Bypass.

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Le mod Fush a donc toutes les protections habituelles et tout l’équipement pour faire de la lumière. Il ne fonctionnera pas si la résistance est inférieure à 0.07 Ω ou supérieure à 2.50 Ω. De toute façon, pour préserver l’accu 18650, on évitera d’utiliser des résistances trop basses. Avec un full méca, on ne descend pas sous 0.20 Ω. Avec un mod électro et protégé, on peut se permettre avec les chipsets du moment d'utiliser du 0.15 Ω, voire du 0.12 Ω par exemple.

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Puisqu’on parle d’accu, le mod Fush fonctionne avec un accu 18650. Acrohm conseille les accus qui peuvent avoir un courant de décharge maximum de 40A ! Rassurez-vous, votre accu Samsung ou VTC (35A maximum) supportera les assauts du mod Fush. C’est l’autonomie de l’accu qui va être mise à mal avec le Fush.

En effet, avec une utilisation lumineuse et une résistance subohm, l'autonomie de l'accu peut paraître un peu juste. Vapoter pour la journée avec un seul accu est une mission presque impossible, mais ce n'est pas une surprise. Fort heureusement, la LED peut être éteinte pour une vape plus discrète et plus économe. J'avoue que je m'attendais à bien pire. L'accu tient tout de même trois heures avec un accu Samsung de 2500 mAh et une résistance de 0.15 Ω.

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Parlons maintenant du mod en lui-même et de ses finitions. Le tube est en cuivre, le switch et le top-cap sont en acier inoxydable. Quant au revêtement qui entoure le tube et laisse passer la lumière, c’est un polycarbonate particulier. En effet, Acrohm nous assure qu’il est à l’épreuve des balles « bulletproof ». On n’avait pas encore vu tel argument commercial, si j’ai bonne mémoire. N’ayant pas de permis de chasse, je n’ai pas testé. Désolé. Ce PC a l’air solide, de même que l’ensemble du mod, cependant une chute malencontreuse nous a laissé une rayure sur le PC. Le Fush n'est donc pas indestructible, gare aux chocs violents.

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Le mod Fush est impeccablement réalisé, il faut le dire. Les pas de vis sont épatants, pas de bruit, pas de résistance… c’est propre. L’impression sur le tube de polycarbonate est également bien réalisée. La typo est un peu triste à mon goût.

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Notez les connecteurs sur les côtés

Le switch du Fush est particulièrement bien soigné. La connexion pour l’accu semble montée sur ressort et le switch semble être magnétique. Semble, car Acrohm ne donne pas d’infos à ce sujet et le switch ne se démonte pas. Ce qui est étrange car, d’habitude, les switchs se démontent, ne serait-ce que pour remplacer un ressort ou un jeu de magnets. Dommage. Le switch est souple et assez confortable. Six trous assurent l’aération comme il se doit sur tout mod qu’il soit méca ou électro, d’ailleurs. Attention, avec une utilisation à plein régime, le switch chauffe un peu.

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Un switch assez souple

Ce switch sert aussi d’interrupteur. 5 appuis successifs pour allumer le mod ou l’éteindre. Il sert également à choisir le mode d’éclairage ou à éteindre la LED, tout simplement. Avec 3 appuis, on peut allumer la LED pendant la durée de la bouffée. Ou bien choisir une illumination permanente. Le Fush s’éteint automatiquement 20 minutes plus tard. Cerise sur le gâteau, le Fush est aussi équipé d’un « accéléromètre ». En secouant gentiment le mod, celui-ci change de couleur. Il y a six couleurs au choix. La lumière que génère le Fush est conséquente. C'est bien lumineux.  Le blanc ressemble d'ailleurs à un petit néon que l'on tiendrait en main.

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Un switch en une seule pièce et non démontable

Le Fush envoie aussi quelques infos en cas de soucis. Par exemple, si l’accu à une tension inférieure à 3.2 V, la LED clignote en jaune. La notice est assez explicite et en français.

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On remonte vers la connexion pour l’atomiseur. Il s’agit d’une classique connexion 510 avec un pin sur ressort. Le diamètre est de 24,5 mm. Cela signifie qu’on peut utiliser aussi bien du matériel reconstructible qu’un gros clearomiseur comme un TFV par exemple. Aucun problème de compatibilité à l’horizon. Acrohm annonce un temps de latence très faible de 0.01 seconde entre l’appui sur le switch et la chauffe de la résistance. C’est très à la mode et un peu exagéré. J’observe un léger effet diesel avec une résistance de 0.60 Ω et un accu pourtant bien chargé.

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Finalement, le mod Fush est bien réalisé, avec une belle ligne moderne et un très bon switch confortable. La LED plaira aux amateurs et aux collectionneurs. Quoiqu’on pense de l’intérêt de cette lumière colorée, le tout fonctionne bien et l’accéléromètre est réactif. À vous de jouer comme vous l’entendez. Le mod Fush a l’avantage d’avoir un bon chipset et une connexion non hybride qui permettra aux possesseurs de clearomiseurs subohms (amateurs de résistances très basses), de vapoter sereinement. Avec un mod au format tube, mais avec moins de précautions et de connaissances requises pour un méca. Prévoyez tout de même un bon accu avec de l’autonomie !

RETROUVEZ LE MOD FUSH ACROHM SUR LE PETIT VAPOTEUR

Andrès&Loïc&Pascal

  • Design réussi
  • Switch confortable
  • Diamètre de connexion généreux
  • Compatible avec une grande majorité d’atomiseurs et clearomiseurs
  • Intérieur du switch inaccessible
  • Accu 18650 exclusivement
  • PC pas aussi solide qu'il prétend l'être

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Voir tous les commentaires (2)

Pascal

01/07/2021 08:18:07

Bonjour Acid Joke. Le Fush est un tube certes, mais le Fush n'est pas un mod 100 % méca (comme il est écrit dans l'article). Si un composant électronique est présent, son rôle est surtout de ''contrôler'' la tension vers l'atomiseur. Par exemple le Fush ne reconnait plus les résistances en dessous 0.07 ohm ! Un vrai méca ne fait pas ça. On peut utiliser des résistances à 0.15 ohm en méca mais dans ce cas il faut être sûr à 100% d'avoir un excellent accu, en excellent état et parfaitement chargé, donc pas dans une box par exemple. Cdlt.

Acid Joke

30/06/2021 14:14:07

Bonjour, Vous dites qu'il ne faut pas descendre en dessous de 0.20ohm avec un 18650 (c'est d'ailleurs ce qu'on peut lire un peu partout), mais vous l'avez apparemment testé avec une résistance à 0.15ohm, car il est écrit dans le test "L'accu tient tout de même trois heures avec un accu Samsung de 2500 mAh et une résistance de 0.15Ω". Je me pose la question car je m'intéresse un peu aux mécas, et j'utilise essentiellement des RDA single coil aux alentours des 0.18/0.20 ohm (sur boxs électro). J'avais donc un peu de méfiance à m'y mettre. Qu'en est-il exactement svp ? Test intéressant en tout cas. Merci.

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