Le blog du Petit Vapoteur
Test du Kong RDA, de QP Design

Test du Kong RDA, de QP Design

09/09/2021  /  

Test du Kong RDA, de QP Design

Ça y est, QP Design a enfin sorti son RDA 28 mm ! Il était temps, car mine de rien, le Kali v2, le sympathique dripper de 25 mm des Canadiens, commençait à faire sérieusement figure d’antiquité face à la concurrence. Mais QP Design a de la ressource et nous le prouve, en nous gratifiant d’un Kong RDA singulier à bien des égards !

En premier lieu au niveau des mensurations car, si à l’instar des Valhalla Nightmare et Temple RDA de Vaperz Cloud, le Kong RDA fait lui aussi 28 mm de diamètre, il se démarque de la concurrence par une hauteur de seulement 20 mm hors drip-tip 810 (28 mm au total), lui conférant une silhouette résolument trapue et plutôt classieuse.

Kong RDA

Comme d’habitude, les Canadiens n’ont pas peint la matière : le Kong RDA est massif et bien épais, affichant un coquet 58 grammes sur la balance, ce qui met d’emblée en confiance quant à la qualité du dripper. Pour ne rien gâcher, le niveau global de finition de l’atomiseur est de très belle facture, avec un usinage ciselé et des pièces qui s’emboitent parfaitement les unes aux autres. Et cerise sur le gâteau, ce ‘Master Kit’ du Kong RDA contient 3 barils, 3 top-caps et 2 drip-tips de couleurs différentes : acier, noir mat et laiton !

Kong RDA LPV

On pourra donc créer des combinaisons inédites, ou simplement assortir son Kong RDA avec (presque) n’importe quel mod, s’évitant ainsi des nœuds dans la tête au moment de choisir le coloris lors de l’achat.

Kong RDA LPV

Au global, le Kong RDA est une vraie belle pièce de vape, aucun doute là-dessus. Voyons tout ça d’un peu plus près !

Zoom sur le Kong RDA

Le corps du dripper se compose de 3 pièces : un drip-tip au format 810 (10mm de diamètre intérieur), un baril et un top-cap.

Kong RDA LPV pieces

Le baril présente deux séries diamétralement opposées de 21 admissions d’air, réparties en 3 rangées, ce qui laisse augurer une vape directe (DL) bien aérienne.

Kong RDA LPV top cap

Bien évidemment, on peut moduler à sa guise le degré d’ouverture du dripper en tournant le top-cap. La manœuvre s’effectue souplement grâce à 2 joints toriques parfaitement calibrés, mais il est à noter que compte tenu de la petite taille des admissions d’air (0.8 mm), la visibilité est fortement réduite et l’opération s’effectue quasiment à l’aveugle. Je conseille donc de régler ses airflows lorsque le baril est désassemblé du plateau, en se positionnant à contre-jour.

À l’intérieur, on retrouve un toit usiné en dôme, ainsi que 2 petites encoches qui permettront au baril de rester en position fixe une fois installé sur le plateau.

Kong RDA LPV air

La gravure verticale « QP Design » servira de détrompeur au moment d’assembler tout ce beau monde.

Kong RDA LPV

C’est sobre, c’est simple et c’est efficace.

Le plateau du Kong RDA

Comme pour tout bon matériel à vaper, le deck du Kong RDA peut se démonter intégralement (même le pôle négatif), ce qui est fort appréciable pour les opérations de nettoyage du matériel.

Kong RDA LPV plateau

Le ré-assemblage du plateau ne pose aucune difficulté particulière. On commence par insérer le pôle positif dans la coque en peek (en faisant bien attention de faire correspondre les arrivées de liquide si l’on souhaite squonker), puis on ajuste l’ensemble au pôle négatif.

Il ne reste alors plus qu’à « clipser » cet attelage dans l’emplacement creusé au centre du plateau.

Puis à solidariser l’ensemble en vissant le pin positif.

Kong RDA LPV 510

Ce dernier dépasse suffisamment du connecteur 510 pour utiliser en toute quiétude le Kong RDA sur un mod mécanique à connexion hybride, ce qui est une excellente nouvelle.

Une fois assemblé, on se retrouve avec un plateau original, où les plots de montage forment en leur centre une sorte de puits.

Cette petite cuvette est destinée à recevoir le jus à vaper lors du rechargement ‘traditionnel’ à la pipette.

Kong RDA LPV top cap

Dans la pratique, ça fonctionne très bien : on recharge le RDA « à l’ancienne » par le drip-tip, le jus tombe dans le puits et se retrouve ensuite dispatché de manière uniforme dans la cuve, ce qui assure une alimentation homogène des mèches en liquide. Très bon point

Montage du Kong RDA

Là encore, le deck du Kong RDA sort des sentiers battus, avec une configuration située à mi-chemin entre le postless et le velocity.

Kong RDA LPV plots

L’entre-axe des plots de montage étant de 11 mm, on est invités à installer des coils plutôt costauds, ce qui est cohérent avec les mensurations du dripper. Et là, attention ! Car le positionnement des bobines a une influence énorme sur le rendu du Kong : pour un résultat optimal, il faudra que les résistances soient positionnées pile en face des airflows.

Pour se faciliter les choses, il convient d’être méthodique. Je commence par confectionner mes coils de cette manière :

Kong RDA LPV montage

Ensuite, je coupe les pattes à 5.5 mm, comme pour un dripper postless. L’idée est alors d’installer un coil après l’autre : je ne desserre donc que 2 des 4 vis du plateau, de façon à me retrouver en configuration postless, où il suffit d’enfoncer son coil à fond dans les logements avant de revisser. En procédant ainsi, l’installation des bobines est vraiment aisée.

Kong RDA LPV

Les coils se retrouvent alors automatiquement au plus près des arrivées d’air, et parfaitement centrés.

Kong RDA LPV

Kong RDA LPV

Mais en plus, ils sont également idéalement placés « en hauteur ».

Kong RDA LPV

L’idée est que le haut des bobines soit situé un peu en dessous du sommet des plots de montage, comme ceci :

Kong RDA LPV coils

Il ne reste alors plus qu’à cotonner la bête et là, c’est facile : je coupe les mèches assez court, à la largeur du plateau.

Kong RDA LPV coton`

L’espace de travail étant confortable, la mise en œuvre du Kong RDA s’avère finalement très facile.

La vape du Kong RDA

Niveau vape, le Kong RDA peut s’avérer déroutant : QP Design d’une part, 28 mm d’autre part, on s’attend légitimement à une vape de bûcheron. Or, contre toute attente, le Kong ne procure pas une vape brutale, même avec des montages en Tri-core Fused Clapton ou en Framed Staple oscillant entre 0.15 et 0.20 ohm. Au contraire, la vape du Kong est particulièrement douce, avec une texture onctueuse, ce qui procure une expérience de vape tout à fait singulière.

Kong RDA LPV set up

En full open, le Kong est aérien, oui, mais le tirage est comme « freiné » grâce au diamètre restreint des admissions d’air. En aucun cas on a un tirage de type « tuba ». C’est smooth, et il convient donc d’adapter la manière dont on vape sur ce Kong. Pour tirer la quintessence du dripper, il ne faudra pas hésiter à pousser les watts (85-90 watts), et à tirer de longues barres, calmement. Les arômes auront alors tout le temps nécessaire pour monter en pression dans la chambre du Kong et offrir un rendu équilibré à la fois précis et bien saturé.

Kong RDA LPV

Le Kong RDA est conçu pour encaisser de grosses puissances sans montrer le moindre signe de surchauffe, mais il ne faut pas se méprendre : il n’est pas fait pour les vapoteurs énervés. Au contraire, il dégage une sensation de force tranquille et de puissance particulièrement bien maîtrisée. Bluffant et superbe. Bravo QP Design !

Découvrez le Kong RDA

Renaud

  • - Rendu de saveurs très équilibré et précis
  • - Tirage très lisse
  • - Montage facile en étant méthodique
  • - Démontable intégralement
  • - Utilisable sur mod méca hybride
  • - Réglage des airflows quasiment à l’aveugle

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