Le blog du Petit Vapoteur

Risques sur la santé liés au vapotage, le rapport attendu de l’ANSES

10/02/2026  /   L'actu Société/Santé/Loi

Oui, ce rapport était très attendu par les professionnels de la vape. Car l’Agence nationale de sécurité sanitaire surveille depuis bien longtemps les produits du vapotage. Donc plus particulièrement ce qui compose nos e liquides. Quelles sont les molécules qui ne doivent pas être utilisées dans le vapotage ? Evidemment les professionnels de la vape en France surveillent aussi la liste des molécules à éviter établie par l’Anses. Voilà pour le contexte.

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https://www.anses.fr/fr/content/vapoter-quels-risques-pour-la-sante

Le rapport a sélectionné 112 études portant sur les effets de la vape concernant :

  • les effets cardiovasculaires (28 études)
  • les effets respiratoires (27 études)
  • les effets cancérogènes (25 études)
  • les effets sur la grossesse. (32 études)

Pour chaque type d’effet sur l’organisme, l’ANSES classe le type de risque :

  • Risque avéré, preuves solides chez l’humain
  • Risque probable, preuves limitées chez l’humain, mais solides chez l’animal
  • Risque possible, preuves très limitées chez l’humain
  • Risque insuffisant, pas de preuves concluantes

Précision importante

En langage scientifique les termes Possible et Probable n’ont pas la même signification que dans le langage courant. L’amalgame a rapidement été fait par les médias.

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Effets observés toutes catégories confondues :

  • 3 effets observés présentent un risque probable,
  • 19 effets observés présentent un risque possible,
  • 8 effets observés ont des résultats insuffisants, non concluants,
  • 0 effets observés présentes un risque avéré.

Concernant les effets cardiovasculaires :

L'Anses conclut que, pour l'heure, aucune causalité n'a été établie entre le vapotage prolongé et la survenue d'événements vasculaires. L'organisme souligne que le lien entre les effets biologiques du vapotage (non pathologiques) et l'émergence de maladies chroniques (hypertension, coronaropathies) ou d'événements vasculaires reste à démontrer.

Concernant les effets respiratoires :

L'Anses n'a pu conclure sur le lien entre vapotage et asthme, bronchite ou BPCO, en raison de limites méthodologiques : études trop courtes pour des affections chroniques, difficulté à isoler l'effet du vapotage de celui du tabagisme, et études transversales n'établissant pas de causalité. L'agence admet l'impossibilité de conclusions spécifiques au vapotage.

Concernant les effets cancérogènes :

Bien que l'Anses adopte une position prudente, aucun cas de cancer n'a été constaté chez les vapoteurs ni dans les études animales. Des modifications biologiques détectées pourraient être des prémices, mais l'agence affirme qu'elles ne permettent pas d'anticiper un cancer ni de prouver un lien de causalité. L'évaluation du risque cancérogène est limitée par le manque de recul (environ 15 ans d'existence du vapotage), car une évaluation rigoureuse nécessite des décennies. Le passé tabagique des vapoteurs complique également cette évaluation.

Concernant les effets sur la grossesse :

L'agence met en garde contre une interprétation hâtive de ses observations sur la grossesse, car elle n'a pas suivi les protocoles scientifiques (tests non-rongeurs, évaluation neurologique). Les effets observés sont spécifiquement attribués à la nicotine, présente dans les substituts nicotiniques autorisés pour les femmes enceintes.


L'Anses préconise l'arrêt du tabac chez les femmes enceintes via les substituts nicotiniques classiques. Cependant, elle ajoute une nuance : si l'arrêt total n'est pas atteint par cette méthode, la cigarette électronique peut être considérée comme une option de réduction des risques, permettant d'éviter complètement la cigarette fumée. L'agence précise néanmoins que le vapotage comporte des risques pour l'enfant, bien que ces derniers soient inférieurs à ceux liés au tabac fumé.

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Les préconisations de l’ANSES :

  • L’ANSES confirme que, “comparé au tabagisme, le vapotage induit globalement un moindre niveau de risques liés aux substances toxiques par rapport au tabac fumé. »
  • « Aucune catégorie d’effet ne dépasse, en gravité ni en niveau de preuve, celles observées pour le tabac fumé », précise le comité, qui ajoute que « la combustion absente reste l’avantage majeur du vapotage. »
  • L’Agence considère que les cigarettes électroniques « devraient être envisagées uniquement comme aides transitoires dans une démarche de sevrage tabagique » et que les consommateurs « ne devraient pas être incités à commencer à vapoter. »

Comme les professionnels du secteur le rappellent sans cesse, le vapotage doit être réservé aux fumeurs désireux de se sevrer du tabagisme. Les non-fumeurs ne devraient jamais commencer à vapoter.

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La FIVAPE réagit

La FIVAPE salue l'analyse de l'Anses. Malgré un décalage entre le ton alarmiste du communiqué et la rigueur du rapport, ce document permet de positionner le vapotage comme un acteur majeur contre le tabagisme. Le rapport confirme le rôle quasi exclusif du vapotage dans le sevrage tabagique (98 % d'utilisateurs étant fumeurs ou ex-fumeurs), réfutant l'effet passerelle.

L'agence adopte l'approche demandée par la FIVAPE concernant les arômes : plutôt qu'une interdiction générale, elle privilégie une liste évolutive de molécules interdites. Cette méthode garantit à la fois la sécurité et le maintien de la rupture sensorielle, élément fondamental pour la réussite du sevrage. De plus, la reconnaissance des normes de fabrication défendues depuis dix ans par les professionnels indépendants, et la suggestion de les rendre obligatoires, témoigne du sérieux et de la responsabilité de la filière.

Enfin, pour la protection des mineurs, le rapport insiste sur la nécessité d'appliquer strictement l'interdiction de vente existante, plutôt que de restreindre l'accès à l'outil pour les adultes.

Le rapport complet est disponible ici.

ANSES : https://www.anses.fr/fr/content/vapoter-quels-risques-pour-la-sante

Pascal

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