Le blog du Petit Vapoteur

Retour sur le Sommet de la Vape 2019

25/10/2019  /   L'actu de la vape , L'actu Société/Santé/Loi

Retour sur le Sommet de la Vape 2019

Organisé par l'association Sovape, le Sommet de la Vape s'est tenu le 14 octobre dernier. Associations, médecins spécialisés en addictologie et acteurs de la vape indépendante, tous ceux qui n'ont rien à voir avec l'industrie du tabac étaient présents pour parler du rôle de la cigarette électronique dans le sevrage tabagique et ses effets sur le corps humain. 

Un sommet ouvert par Jean-Pierre Couteron, addictologue et membre de Fédération Addiction

Psychologue et clinicien, acteur moteur de Fédération Addiction, Jean-Pierre Couteron est spécialisé depuis 1999 dans l'accueil des jeunes usagers. C'est lui qui est l'origine de la création des Consultations Jeunes Consommateurs (CJC). Il exerce au centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) et à la Consultation jeunes consommateurs (CJC) de l’association Oppelia de Boulogne-Billancourt. 

Sébastien Béziau, président de l'association Sovape, a présenté un sondage réalisé par BVA datant du mois de septembre. 10% des personnes interrogées estiment qu'il est beaucoup plus risqué de vaper que de fumer, 4% plutôt risqué que fumer et 45% aussi risqué que fumer. Au total, à ce jour, 59% pensent que la vape est aussi, voire plus nocive que de fumer. Une perception des risques complètement en décalage avec les données scientifiques actuelles. 95% plus sûre que la cigarette classique, la e-cig ne contient en effet pas les substances cancérigènes issues de la combustion du tabac. Et le Royaume-Uni l'a bien compris. 

La prise en charge du tabagisme au Royaume-Uni 

Au Royaume-Uni, la prise en charge du tabagisme est mieux assurée qu'en France. En effet, il existe un service public spécialisé implanté sur l'ensemble du territoire britannique : les Local Stop Smoking Services. Ces lieux offrent des consultations de sevrage tabagique réalisées par des professionnels de santé. Louise Ross, intervenante au City Stop Smoking Service de Leicester, a constaté une baisse du tabagisme depuis l'existence de la vape et son intégration parmi les autres substituts nicotiniques. Ses résultats d'année en année sont les suivants : 

2014-2015 4 998 patients dont 2005 abandons Sur les 293 personnes qui ont utilisé la e-cig, 180 ont réussi leur sevrage : soit 61% de succès 
2015-2016 3718 patients dont 1920 abandons  Sur les 752 personnes qui ont utilisé la e-cig, 487 ont réussi leur sevrage : 65% de succès 
2016-2017 3184 patients dont 1621 abandons  Sur les 851 personnes qui ont utilisé la e-cig, 512 ont réussi leur sevrage : 60% de succès 
2017-2018 2753 patients dont 1479 abandons  Sur les 917 personnes qui ont utilisé la e-cig, 573 ont réussi leur sevrage : 62% de succès
2018-2019 2414 patients dont 1331 abandons  Sur les 844 personnes qui ont utilisé la e-cig, 556 ont réussi leur sevrage :  66% de succès


Exemple de campagne d'affichage mise en place par le Stop Smoking Service 

La réaction du député Olivier Véran : le dialogue rétabli ? 

Vers la création d'un nouveau groupe vapotage ? C'est une possibilité évoquée par le député Olivier Véran. Le premier groupe vapotage avait été constitué et supprimé après la mise en place de la TPD (Directive européenne sur les produits du tabac) en 2017.
Il avait permis d'ouvrir le dialogue avec le Ministère de la Santé et des Solidarités. 

D'après Olivier Véran, également médecin : "C'est sûr qu'il faut donner du temps à la science avant de prendre des décisions politiques, parfois motivées par le poids du lobby mondial du tabac. J'avais été ému par la décision récente de l'OMS qui a qualifié le vapotage de toxique. Dans son rapport, l'organisation assure qu'on ne peut pas recommander le vapotage comme un outil de sevrage tout en précisant que son jugement ne se fonde pas sur des données scientifiques, mais sur un seul principe de précaution ! Comment a-t-on pu évacuer les médecins, les scientifiques de ce débat ?"  

Et en effet, contrairement à l'OMS, les paroles du Sommet de la Vape étaient dénuées d'avis subjectifs et fondées de bases scientifiques. 

Des échanges étayés de données scientifiques 

Le Pr Hayek, le Dr Dautzenberg, Dr Shahad, Dr Brose sont autant d'hommes et de femmes de science qui ont présenté leurs travaux de recherche sur les effets de l'usage de la e-cig sur le corps humain. Se sont succédés des schémas, graphiques et autres diagrammes qui prouvent de manière rationelle que les idées reçues sur la vape n'ont pas leur place dans le discours scientifique. 
Cependant, d'après la majorité des scientifiques présents, il reste difficile de connaître exactement les effets du vapotage sur le long terme car les personnes fumeuses devenant ensuite vapoteuses gardent les méfaits du tabagisme dans leur organisme durant de nombreuses années. Mais tous s'accordent à estimer que la vape est beaucoup moins nocive que le tabac fumé et que le principe de réduction des risques prévaut sur celui de précaution. A l'heure actuelle où le tabagisme est responsable de la mort de 75 000 personnes chaque année rien qu'en France, la vape répond concrètement à cette urgence sanitaire. Et les vapoteurs constatent tout de suite les bienfaits sur leur corps.
Vapoteurs, à vous de dévoiler au grand jour ce que vous avez ressenti quand vous avez commencé la e-cig dans la pétition lancée il y a quelques jours ! 

Pétition : Message d'amour à toutes les fumeuses et tous les fumeurs qui ont envie d'arrêter

Vous avez regagné votre souffle ? Vous ne sentez plus la clope ? Vous avez retrouvé le goût ?... La vape, ça marche !

> Signez cette pétition dès maintenant et faites entendre votre voix de vapoteur ! 

 Claire 

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Voir tous les commentaires (1)

Stéphanie

25/10/2019 13:39:19

Merci Claire pour l'info, j'ai pris plaisir à signer mon histoire d'amour ;-)

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