Le blog du Petit Vapoteur

Quand le gouvernement italien défend sa filière vape et s’oppose à l'UE !

18/11/2025  /   L'actu Société/Santé/Loi

L’Italie ne veut pas de taxes européennes sur les produits de la vape. Le cas de l’Italie est particulier dans le monde de la vape et le projet de taxation des produits (nicotinés) de la vape de la Commission européenne provoque une réaction qui pourrait surprendre, vue de France.

En Italie, les produits du vapotage subissent une réglementation contraignante et lourde.

  • Depuis 2024, tous les e liquides avec ou sans nicotine subissent une taxe de 0.08 €/ml à 0.13 €/ml selon le taux de nicotine. Les concentrés pour le DIY sont taxés également.
  • Depuis janvier 2015, c'est la vente en ligne de produits nicotinés qui est interdite. Matériel et produits sans nicotine sont autorisés. Les vapoteurs doivent donc se rendre pour trouver leurs e liquides et boosters dans les bureaux de tabac ou les shops de vape ! Bonus, tous les flacons avec nicotine doivent porter un timbre fiscal sur leur emballage.
  • Ces mesures visent à protéger le réseau des bureaux de tabac.
  • En juillet 2025, la Commission européenne rendait public son projet d’imposer des taxes supplémentaires sur ces mêmes produits (0.12 €/ml pour les taux de nicotine de moins de 12 mg/ml et 0.36 €/ml au-delà), un projet qui ne passe pas pour le gouvernement.

Ce qui motive le gouvernement italien est très intéressant.

  • Il reproche à la Commission de “ne pas suffisamment tenir compte des structures économiques et productives nationales….”
  • Mais aussi : « l’augmentation des accises entraînerait des hausses de prix excessives pour les produits de tabac chauffé et les cigarettes électroniques, déjà classés différemment selon les réglementations nationales. »
  • Selon le gouvernement italien, la directive pourrait aussi avoir un impact décisif sur les entreprises de la vape. Elles subiraient des coûts de conformité “ pouvant être particulièrement lourde pour les PME du secteur de la vape, du fait de nouvelles obligations de suivi et de contrôle.”
  • L’Italie s’inquiète aussi pour ses finances, puisqu’elle rappelle que ce secteur « constitue un modèle ayant généré des effets économiques et sociaux importants », et représente également « une ressource stratégique pour les finances publiques, contribuant pour environ 15 milliards d’euros par an en TVA et accises. »

On pourrait regretter que sevrage tabagique et réduction des risques par la cigarette électronique n’ont aucun écho ici, mais on peut se satisfaire d’une certaine prise de conscience. La vape en Europe, ce sont aussi des entreprises qui apportent leur contribution aux recettes des états. Un argument qui, en période de crise, peut avoir une portée.

L’Italie rejoint donc la Suède et le Portugal qui s’opposent également à cette Directive européenne sur la réforme fiscale du tabac.

Voilà qui fait grandement écho au moment où la filière française et les vapoteurs de France font face l'article 23 du PLF 2026.

Pascal

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