Le blog du Petit Vapoteur

Les buralistes, uniques vendeurs de puffs à l'avenir ?

13/01/2023  /   L'actu de la vape

Depuis leur arrivée récente sur le marché, les puffs ne cessent de faire parler d’elles. Ces petites cigarettes électroniques jetables doivent leur succès à leur simplicité. Uniquement composée d’une batterie, du mécanisme de vaporisation et d’un e liquide prérempli, elles présentent, pour la plupart, un design et des saveurs séduisants et offrent de nombreux avantages aux vapoteurs.

Commercialisées chez des spécialistes tels que Le Petit Vapoteur ou chez des buralistes, les puffs représentent désormais une part importante (bientôt majeure ?) du marché de la cigarette électronique. Et cela n’échappe à personne… 

En effet, les buralistes français ont récemment exprimé, au travers de la Confédération des buralistes, leur désir de récupérer le monopole de la commercialisation des cigarettes électroniques jetables. 

La confédération des buralistes, un acteur de plus

dans la lutte pour l'encadrement de la cigarette électronique jetable !

Un argument majeur, le contrôle des ventes 

Si elles ont séduit les vapoteurs, elles ont aussi, à notre grand regret, trouvé leur public auprès des non-vapoteurs et des plus jeunes, faisant naitre des réseaux parallèles de revente sur TikTok par exemple. Et c’est sur ce point que veut s’appuyer la confédération des buralistes. Elle estime que les bureaux de tabac sont les seuls commerces capables de garantir un contrôle total de l’âge des acheteurs/consommateurs. 

Et là, on s’interroge sur la capacité, et la volonté, des buralistes à gérer correctement la vente de ces produits et à respecter les règles de vente de produits de tabac. 

Fin 2021, le CNCT, Comité national contre le tabagisme, réalisait une enquête avec des “clients mystères” mineurs, dont les résultats étaient sans appels. Six buralistes sur dix enfreignaient l’interdiction de vente de tabac aux mineurs. Suffisant pour motiver le gouvernement à accorder le monopole de vente à ces derniers ? 

Bientôt sur vos écrans, Super Nanny remet dans le droit chemin cet ado vapoteur ! 

Un intérêt économique non négligeable 

Oui, la Confédération des buralistes clame haut et fort sa volonté de protéger le consommateur, ce qui est déjà fortement contestable. Et quand on sait que les puffs représentent désormais un chiffre d'affaires global de 140 millions d’euros sur les 3,6 milliards de chiffres d’affaires brut annuel réalisés par les 23.500 bureaux de tabac du pays, tout produits confondus, on ne peut mettre de côté l’intérêt économique.

Un travail commun pour encadrer la puff

Si le souhait de la confédération des buralistes de se voir attribuer le monopole du marché nous semble exagéré, il faut reconnaitre qu'un encadrement plus poussé de la consommation est nécessaire pour éviter une totale interdiction des puffs. Un travail entre commerçants et autorités se doit d'être rapidement mis en place afin d'éviter les dérives telles que la mise en place de réseaux parallèles de vente et que la cigarette électronique jetable ne tombe ainsi entre les mains des plus jeunes. Le but de ces dernières étant de faciliter l'accès à la vape pour celui ou celle qui souhaite entamer son sevrage tabagique ou de servir de matériel d'appoint occasionnel ... 

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