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Revue de presse 2019 : le top 5 des gros titres !

03/01/2020  /   L'actu de la vape , L'actu Société/Santé/Loi

Revue de presse 2019 : le top 5 des gros titres !

2019 est terminée. C'était une année au contexte médiatique très chargé. Retour sur les articles de presse majeurs, avec un top 5 des gros titres. 

En sept ans, l’e-cigarette a permis à 700 000 fumeurs quotidiens de décrocher
Le Monde, publié le 27 juin 2019

Cet article fait écho au Baromètre de Santé Publique France 2017, "Usage de la cigarette électronique, tabagisme et opinions des 18-75 ans". 

Cigarette électronique : « Il ne faut pas se tromper d'ennemi ! »
Le Point, publié le 16 septembre 2019


A la suite de la crise sanitaire américaine causée par l'inhalation de l'acétate de Vitamine E retrouvée dans des e-liquides frelatés illégaux, vendus par des trafiquants du marché, Gérard Dubois, professeur de Santé Publique avait alerté l'opinion publique qu'il ne fallait pas se tromper d'ennemi. En cause : le mésusage de la e-cig ! 

Cigarette électronique : la vap' contre-attaque
France Inter, publié le 

Cependant, le traitement médiatique de cette crise sanitaire américaine, a généré un amalgame selon lequel la e-cig est mortellement dangereuse alors que c'est bien sa mauvaise utilisation qui l'est. Le Sommet de la Vape, qui s'est tenu le 14 octobre dernier l'avait rappelé.

Vapotage : l'Académie de médecine recommande aux fumeurs de "ne pas hésiter" 

Dans un communiqué de presse datant du 6 décembre dernier, l'Académie Nationale de médecine s'est exprimée au sujet de cet amalagme : "Cette crise de confiance pourrait causer la mort de milliers de fumeurs alors que le tabac tue la moitié de ses fidèles consommateurs. Ne pas confondre le contenant nocif avec la toxicité du contenu." Mallheureusement, elle a provoqué une baisse du nombre d'inscrits au Moi(s) sans tabac 2019. 

Mois sans tabac : vers de nouveaux horizons en 2020
Journal International de Médecine, le 4 décembre 2019

C'est une baisse de 18% qu'a connu le dernier Moi(s) sans tabac. Le docteur Anne-Laurence Le Faou, présidente de la Société francophone de tabacologie a expliqué que cette baisse n'est pas sans lien avec le traitement médiatique de la e-cig. Elle ajoute : "sur les 380 000 tentatives d’arrêt du tabac d’au moins 24 heures liées à l’édition 2016 de Mois sans tabac, deux tiers des personnes ont utilisé une aide extérieure et parmi ces aides, la cigarette électronique arrive en premier, représentant 33 %  des supports employés. Parallèlement, de récentes estimations de SPF considèrent que jusqu’à 700 000 personnes auraient arrêté de fumer grâce à la cigarette électronique." 

Se priver d'un tel outil de sevrage tabagique serait dommageable pour la santé publique car son efficacité est double :  "En 2019, un essai randomisé britannique (Hayek et al.) a comparé l’utilisation de la cigarette électronique pour l’arrêt du tabac au patch nicotinique (avec formes nicotiniques buccales si nécessaire). Le taux de sevrage à un an était de 18 % avec la cigarette électronique comparé à 9,9 % en cas d’utilisation des substituts nicotiniques, soit une différence significative en faveur de l’utilisation de la cigarette électronique. On observait à un an que 80 % des personnes tirées au sort pour l’utilisation de la cigarette électronique l’utilisaient encore quand dans le groupe substitution nicotinique, ils n’étaient que 9 %, montrant ainsi que les participants, soit appréciaient leur cigarette électronique, soit en avaient besoin pour ne pas rechuter, soit les deux. Ainsi, tous les éléments sont importants à prendre en considération, notamment l’acceptabilité d’un outil de sevrage par le fumeur, ce qui en soi, comme indiqué par les statistiques mentionnées plus haut, n’est déjà pas évident."

...Et le pire pour finir l'année, cette fois-ci, pas en beauté :


"Quand la cigarette électronique devient mortelle". Un gros titre choc et anxiogène qui ne reflète en aucun cas la globalité du contenu de l'article. Celui-ci évoque en effet la crise sanitaire américaine. Mais bien sûr, le gros titre n'évoque pas le marché noir, ni le mésusage et oublie de mentionner que le tabagisme est la première cause de mortalité évitable en France... 

Bilan de cette année : une baisse de 18% du nombre d'inscrits au Moi(s) sans tabac causé par le traitement médiatique de la e-cig, accompagnée d'une hausse de la vente des cigarettes classiques de 6%... Quand le traitement médiatique devient mortelle. Voici notre gros titre.

(Et bonne année et surtout bonne santé, sans fumée !)

 Claire

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