Le blog du Petit Vapoteur
L'étude de l'Institut Pasteur compare la cigarette, le tabac chauffé et la vape

L'étude de l'Institut Pasteur compare la cigarette, le tabac chauffé et la vape

16/10/2020  /   L'actu Société/Santé/Loi

L'étude de l'Institut Pasteur compare la cigarette, le tabac chauffé et la vape 

L'Institut Pasteur vient de démontrer que la vape est beaucoup moins nocive que le tabac à chauffer et le cigarette de tabac. Zoom sur cette étude qui compare l'impact sur la santé de ces trois produits.

Le soutien de l'Institut National du Cancer et l'IReSP

Financée par l'Institut National du Cancer et l'IReSP (Institut de Recherche en Santé Publique), l'étude réalisée par l'Institut Pasteur de Lille a analysé les taux de carbonyles et d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans les émissions d’une cigarette standard, de la fumée de tabac à chauffer et de trois dispositifs de vapotage. La fumée et la vapeur ont été diffusées sur diverses cellules humaines (épithéliales bronchiques). 

L'objectif ? Comparer le niveau de réduction des risques entre le tabac à chauffer et la vape. 

Selon les onze coauteurs de l’étude financée par l’INCa et l’IResP : « Dans le cadre de la réduction des méfaits du tabac, dans laquelle les fumeurs devraient idéalement pouvoir choisir librement parmi une variété de solutions de rechange au tabagisme, les produits du tabac émergents (comme le tabac chauffé) et le vapotage semblent avoir le potentiel d’une nouvelle offre prometteuse. Toutefois, il est fondamental pour les fumeurs de connaître et de comparer les risques pour la santé de ces différents dispositifs émergents afin de déterminer quel produit devrait être préféré pour le sevrage tabagique »,


Source : Vapolitque

Les conditions de l'étude

Le vapotage est dénué de tous les 7000 composés nocifs contenus dans la fumé de cigarettes. La vapeur d'une cigarette électronique est en effet dépourvue de monoxyde de carbone et de goudrons.

L'Institut Pasteur a donc cherché à savoir les risques présents dans les émissions d'aérosols issues de la vape en se concentrant sur deux niveaux de classes de toxiques. Ces deux niveaux ont ensuite été comparés à la fois au tabac chauffé et à la cigarette de tabac.

Avec le matériel suivant :

-une cigarette. Cette dernière a été brûlée afin de mesurer les niveaux de 19 carbonyles et de 23 hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) 

-du tabac à chauffer,

-un modèle ancien d’Ego avec une résistance de 2,8 ohms à 4,6 Watts et d’un Mod box plus récent  intégrant une résistance en 0,5 ohms en deux configurations (l’une à 18 Watts et l’autre à 30 Watts).

-3 cigarettes électroniques testées remplies d'un liquide au goût classic à 16 mg/mL (70/30).

L'équipe de chercheurs de l'Institut Pasteur a pris en compte les paramètres d'une utilisation quotidienne d'une vapoteuse : « Pour assurer des conditions expérimentales réalistes, deux vapoteurs réguliers ont testé les e-cigs utilisées dans notre étude pour éviter la génération de bouffées sèches, en utilisant la durée de bouffée et les réglages de puissance tels qu’ils ont été testés avec la machine à fumer. Les utilisateurs ont confirmé l’absence de sensation de bouffée sèche et la production de vapeur suffisante. En outre, la température de l’aérosol généré a également été considérée comme un indicateur de pertinence expérimentale et de réalisme »

Ses résultats

Les résultats attestent que le vapotage est un outil de réduction des risques, beaucoup moins nocif que le tabac à chauffer : 

  • Réduction de 99,8 % des carbonyles pour la Modbox et à plus de 99,5 % pour les différents modèles de vape contre celle de 77 % pour le tabac à chauffer,
     
  • Le tabac à chauffer réduit par quatre fois la dose de carbonyles tandis que la vape la réduit de l’ordre de 200 à 500 fois ! (Pour l’utilisateur à délivrance de nicotine égale par rapport à la cigarette) 

  • Le taux d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) diminué à 98,5% avec la Modbox

  • Sur les cellules de la paroi (épithéliales) de bronches humaines : La dose effective (ED50), autrement dit, la dose de substance provoquant une réaction chez les cellules qui en élimine la moitié est atteinte en deux bouffées de cigarettes. Ce seuil est franchi après 120 bouffées de vape, si bien que pour les chercheurs : "Les vapeurs d’e-cig n’ont pas induit une mortalité cellulaire suffisante pour calculer une ED50 (quelle que soit la puissance ou le modèle e-cig testé) »

Ces résultats de l'Institut Pasteur de Lille mériteraient d'être davantage connus. D'après un sondage de l'association Sovape réalisé en collaboration avec BVA, 75% des Français ne savent pas que vapoter est moins dangereux que fumer  ! 

Pour Benoît Vallet, Directeur général de l’Agence régionale de santé Hauts-de-France, cette perception des Français nécessiterait de mieux communiquer sur le vapotage : 

 Claire 

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