Le blog du Petit Vapoteur
Étude sur les fils résistifs : le dry burn remis en question

Étude sur les fils résistifs : le dry burn remis en question

22/02/2019  /   L'actu Société/Santé/Loi

Étude sur les fils résistifs : le dry burn remis en question

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Le 21 janvier 2019 le fameux site d’infos Vaping Post évoquait une étude très intéressante sur l’émission de composés carbonés par les cigarettes électroniques et plus particulièrement par les fils résistifs des résistances.  “Surface chemistry of electronic cigarette electrical heating coils: Effects of metal type on propylene glycol thermal decomposition”. Une étude qu’on peut  lire (en anglais dans le texte ici)

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Double coils en Ni80 en plein dry-burn

Cette étude fait écho aux travaux de Konstantinos Farsalinos qui depuis 2001 travaille sur les  émissions de particules de métaux provenant des cigarettes électroniques. Nous en avions parlé après la publication de ses premiers travaux en 2015 : « Le dry burn en question »

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Burn sur coil Kanthal, observez les projections

L’étude de l’université de Beirut, Lebanon, et de chercheurs du Center for the Study of Tobacco Products de l’université de Richmond en Virginie aux États-Unis sur ces émissions de carbonés, est  intéressante pour nous, vapoteurs.

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L'ato est vraiment sale !

Elles démontrent entre autre chose, et pour faire court, que parmi les fils résistifs utilisés pour les résistances de nos atomiseurs, c’est le nichrome qui présenterait le moins de composés carbonés : « Le fil nichrome, notamment, est celui qui offre la plus grande variation. Il est celui qui provoque le moins de pyrolyse lorsqu’il est neuf, et à la fois celui qui en provoque le plus lorsqu’il est usé. » dixit le Vaping Post. Le nichrome est adapté à la vape mais attention à son usure. La pyrolyse, c’est comme un dry-burn et la pyrolyse : ce n’est pas bon...

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Double coils en Ni80 après dry-burn. Les coils ont retrouvé leurs couleurs métalliques. Observez l'état de l'acier du plateau.

Et c’est en cela que cette étude rejoint les travaux de K. Farsalinos : la bonne utilisation des fils résistifs, le Nichrome et les autres résistifs d’ailleurs, doit être pris avec précaution. C’est bien la pratique du dry-burn que connaissent les amateurs d’atomiseurs reconstructibles qui est ici pointée du doigt.

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Vieux double coils en Kanthal avant un premier dry burn

Sur une résistance pour atomiseur reconstructible, un dry-burn sert à « roder », « stabiliser » la résistance pour que la chauffe soit uniforme. On évite ainsi l’apparition de « points chauds », responsables parfois de goût de brûlé, qu’on appelle aussi « dry-hit ». La chauffe d’un résistif tout neuf sert également à éliminer des impuretés qu’il pourrait y avoir sur la résistance.

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Les mêmes après le dry burn sans brossage ni rinçage

Le dry-burn n’a jamais eu la côte auprès des scientifiques car il peut potentiellement libérer des particules indésirables. Il faudrait même, selon eux, bannir cette technique et remplacer systématiquement une résistance usagée.

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Coil en Ni80, deux semaines d'utilisation. Le coton venait d'être changé. Observez les particules noires sur la fibre

Ce qui pose un problème au vapoteur quand il doit nettoyer son coil complexe sensé être nettoyable et durer des mois… Dry-burn ou pas dry-burn ? Le sujet n’est pas neuf mais une fois de plus cette dernière étude vient alourdir nos doutes sur cette pratique.

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L'exemple parfait du coil en Kanthal qui mériterait d'être directement remplacé.

Chacun aura se fera son opinion et rappelons que l'intérêt de toutes ces études ne va pas en défaveur de la vape. Au contraire, c'est pour vapoter mieux.

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Pascal & Andrés

Voir tous les commentaires (3)

Pascal

21/03/2019 16:13:21

Bonjour Helio. Les études en question ne font pas mention de la question du "rodage" des résistifs, je n'ai donc pas de réponse concrète malheureusement. Un rodage modifie le coil certes, mais est-ce qu'il le dégrade ? Cdlt.

Hélio

21/03/2019 00:34:56

Du coup le dryburn pour nettoyer ses coils est mauvais, mais pour les roder on peut le faire sans risque ou pas?

vapestronomie

25/02/2019 09:45:06

personnellement je n'utilise jamais le dry Burn je préfère une bonne brossette métallique et prendre un peu de temps à m'occuper de mes coils. En terme de longévité, de santé et de goût c'est à mon sens un bon moyen de préservation.

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