Bien utiliser sa box électronique
Power, Bypass, Firmware, Chipset, etc. Beaucoup de termes techniques sont utilisés quand on aborde le sujet des mods et plus particulièrement des boxs électroniques. Des termes qui restent parfois obscurs et les notices d’utilisation sont rarement pédagogiques et instructifs. Tentons d’y voir plus clair dans ce charabia pour bien comprendre comment fonctionne notre box électronique.
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Un peu de technique : le chipset et le firmware d’une box électronique
Commençons par le commencement, à savoir, le « chipset », un terme que vous avez probablement lu ou entendu au sujet des boxs. Pas de box électronique sans chipset (tandis qu’un mod mécanique s’en passe). Le chipset c’est le circuit électronique et tous ses composants qui sont installés dans le mod électronique.
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Chipset de la box Pico 75W de Eleaf
Et le chipset est toujours accompagné de son « firmware ». Car le firmware est le petit programme, le micro logiciel qui fait fonctionner le chipset et plein d’autres choses. Chipset et firmware, c’est ce qu’on trouve dans tout appareil électronique, du lave-linge au four micro-onde.
Sur un mod électronique, le chipset et le firmware gèrent la puissance, le réglage de la puissance, l’affichage de l’écran du mod et la gestion de son interface graphique. Ce qu’on voit sur l’écran en somme.
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Le rôle le plus important du chipset, pour nous vapoteur, est qu’il s’occupe de la loi d’ohm. Dans un mod électronique les accus sont en contact direct avec le chipset (et non le montage comme sur mod méca). C’est le chipset qui s’occupe des calculs nécessaires pour apporter la puissance souhaitée à l’atomiseur. Dans le cas d’un mod à plusieurs accus, le chipset travaillera plus efficacement si les accus sont identiques, avec la même tension et le même nombre d’ampères.
Un chipset fait encore bien d’autres choses que nous verrons plus loin.
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Il y a presque autant de chipset et de firmware qu’il y a de box. Chaque marque a ses préférences et peut faire évoluer ses firmwares avec des mises à jour à télécharger en ligne. On peut retrouver des « familles » de chipset comme le DNA de Evolv sur les boxs de Lost Vape, les Yihi SX essentiellement sur les boxs du Yihicig (mais pas que). Ou encore les chipsets OMNI-board de Vaporesso.
ATTENTION : tous les chipsets et leur firmware ne se valent pas ! Les valeurs indiquées (voltage, ampérage, etc.) la puissance fournie, peuvent varier grandement. L'affichage est, au pire, à titre indicatif. Au mieux, fidèle à la réalité comme c'est le cas avec les chipsets haut de gamme comme les DNA ou de Yihi.
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Un chipset DNA40 de Evolv
D’une marque à l’autre l’affichage sur l’écran est différent et les modes de vape ont des noms différents. Il peut être un peu complexe de s’y retrouver mais, globalement, les boxs font toutes les mêmes choses.
Les modes de vape des boxs électroniques
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Avec l’évolution du matériel de vape et donc des chipsets et firmwares, les modes électroniques sont en capacité de « faire de la vapeur » de différentes façons. On peut parler de modes de vape. Power, Bypass, contrôle de température sont des modes qu’on trouve fréquemment sur les boxs et qu’on utilise un peu, beaucoup, ou pas du tout selon nos préférences.
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Les watts : watt else ?
C’est le mode que tout le monde utilise, le mode roi qui a succédé au mode « Volts » depuis qu’il est possible de régler la puissance d’une cigarette électronique et surtout depuis que les résistances sont plus puissantes.
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Choix de tirage & mode Curve sur une Tesla Wye
Ce mode est appelé différemment selon les marques et modèles :
VW c’est « Variable Watts » pour la grande majorité des marques. Les Pico de Eleaf, les boxs de Vaporesso par exemple. « Power » comme pour les Minikin de Asmodus. Ou encore « Ka » sur les boxs de Teslacigs comme la Wye. Ka pour Kanthal évidemment, ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas vapoter avec d’autres résistifs sur ces boxs en mode watts. Vous avez dit compliqué ?
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Les différents ''boosts'' du mode Watts sur une Luxe
La majorité des boxs marquent « VW » sur leur écran. Certaines boxs proposent une option supplémentaire qui booste plus ou moins l’activation de la résistance. C’est une option qui peut être utile pour les « grosses » résistances qui ont besoin de puissance. Ce coup de fouet de la résistance évite ce qu’on appelle l’effet diesel. Sur les écrans on peut lire « N » pour le boost Normal, « H » pour le Hard, etc. C’est ce qu’on peut lire sur les boxs de Smok, G-Priv, T-Priv, les Alien… Chez Yihi on trouve Powerful+, Powerful, Standard, Soft, Eco !
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C’est un mode qui ne s’embarrasse pas de réglages puisqu’il est non régulé. On ne peut pas augmenter ni diminuer la puissance. En mode Bypass, la box envoie toute l’énergie de son accu ou de sa batterie qui lui reste vers l’atomiseur. En Bypass, il n’est plus question de puissance exprimée en watts, mais en volts. Car c’est la tension de l’accu qui est en action. Le bypass ne tient pas compte de la valeur de la résistance, exactement comme un mod méca. Un mod électronique en Bypass conserve toutes les protections électroniques pour ne pas, par exemple, provoquer une dégradation de la batterie ou dans le pire des cas un dégazage de l’accu.
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L'étrange mode voltage variable customisé de la box Lustro Vaporesso
C’est un peu l’ancêtre des mods puisqu’on le trouve sur les vénérables batteries « Spinner ». Un mod qu’on trouve par exemple sur la batterie du Kit Jem ou bien sur le chipset OMNI-board de Vaporesso. Très utilisé pour les petites résistances (1.0Ω ou plus), la batterie envoie une tension en Volts et non une puissance en watts et le chipset ne tient pas compte de la valeur de la résistance. C’est un mode qui reste très minoritaire. Sur les mods le Voltage Variable est symbolisé par « VV ».
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- Le mode Contrôle de Température
Démocratisé en 2014 et surtout en 2015, le contrôle de température était une petite révolution qui permettait d’éviter les dry hits (le goût de brulé), d’améliorer le rendu de saveur tout en économisant de la batterie. Tellement révolutionnaire, que presque toutes les boxs du monde proposent ce mode.
Le contrôle de température a pour rôle de vérifier que la température du fil résistif n’est pas excessive, et ne brûle pas la fibre de coton (donc vérifie l’absence de dry hit). Le contrôle de température ne fonctionne qu’avec certains fils, dits non résistifs, dont les plus courants sont le Nickel 200 (Ni200) et le titane. Il y a aussi le cas du Stainless Steel (SS) qui peut être utilisé aussi bien en CT qu’en mode VW ou Bypass.
Le contrôle de température est possible avec du matériel reconstructible et, pour les clearomiseurs, uniquement avec les résistances en Ni, Ti ou SS ! En reconstructible le contrôle de température doit obéir à des règles bien précises pour fonctionner.
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Très à la mode il y a quelques temps, le contrôle de température tombe un peu en désuétude. Complexe à utiliser, il demande une bonne compréhension de son fonctionnement et une lecture de la notice (dont le contenu est souvent très aléatoire selon les marques). Calibrage de la résistance à froid, compréhension de la relation puissance/température, bref, le CT n’est pas populaire. De plus tous les chipsets ne réussissent pas à pratiquer le CT avec la même efficacité.
A noter que le contrôle de température sur les boxs Yihi se fait en Joules et non en température.
On observe en 2018 des boxs qui abandonnent le contrôle de température : Topside de Dovpo, Istick Nowos de Eleaf, Cube de Obs, par exemple.
Sur les écrans des boxs le contrôle de température est souvent signifié par « Temp », « TC » ou simplement par le symbole du résistif « Ni », « Ti », « SS » comme sur les boxs Teslacig.
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TCR avec du Ni200 sur box Luxe Vaporesso
En français « Coefficient de Température de la Résistance ». C‘est une version encore plus pointue du contrôle de température. Et très technique : Le TCR mesure la résistivité de la résistance selon sa température. Ce coefficient se mesure en ppm/C°. Plus le TCR est élevé, meilleure est la précision de la résistance.
Ce mode TCR a l’avantage de pouvoir utiliser de nombreux fils résistifs et non résistifs. Encore faut-il connaître le coefficient de chaque fil… Car, pour utiliser le TCR il faut indiquer manuellement ce coefficient de résistivité du fil choisi. Au début du TCR, les fabricants livraient un petit tableau des coefficients mais c’est de moins en moins le cas. On compte d’avantage sur notre capacité à faire des recherches sur le net.
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Sur la majorité des boxs le TCR est indiqué par, devinez quoi ? TCR. Dans ce menu, il est demandé de choisir manuellement le coefficient du résistif voulu. Il faut ensuite enregistrer ce paramètre en mémoire pour que la box garde le profil de votre atomiseur. C’est pourquoi on voit souvent M1, M2, etc. Ce sont les réglages enregistrés. Chaque box a son propre menu pour accéder au TCR et accéder à son profil mis en mémoire. Difficile de les détailler tous…
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Le mod Curve selon Teslacigs sur la box Wye
Le mode Curve est le mode à la mode. Il permet de personnaliser la puissance, ou bien la tension, que vous donnez à votre résistance. Il peut booster la puissance dès le début de votre bouffée. Ou, à contrario, débuter la bouffée avec douceur puis monter crescendo avec plus de puissance. L’intérêt est de donner la puissance que vous voulez à votre vape si elle vous semble trop pêchue et envoie trop en début de bouffée. Ou, au contraire, si vous avez un "effet diesel" et une résistance qui a du mal à chauffer en début de vape.
Globalement sur les boxs électroniques du moment s’appelle Curve mais il peut prendre d’autres noms tels que « User » sur les mods Teslacigs ou encore CCW (et même CCV pour jouer avec les volts) chez Vaporesso qui est LE spécialiste de ce genre de réglage.
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Le réglage du mode Curve prend différentes formes selon le chipset et l’interface graphique. Chez Teslacigs et Vaporesso, il prend la forme d’un histogramme où chaque colonne correspond à une puissance précise durant 1 seconde. En abscisses la durée de la bouffée en secondes et en ordonnées la puissance en watts.
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L’interface graphique des boxs électroniques
Monochrome ou couleur, Oled ou TFT, les écrans différent selon les modèles ainsi que leur interface graphique. On retrouve les mêmes informations de base essentielles que sont la puissance, la valeur de la résistance de l’ato, le mode de vape en cours, le voltage. Les Volts affichés indiquent la tension demandée par le montage ou la résistance du clearo. Et non la tension du ou des accus. Les autres informations comme le compteur de puffs sont plus accessoires. Plus utile le niveau de batterie ou de l’accu qui permet d’anticiper un rechargement.
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La connexion USB des boxs électroniques
La connexion (généralement) micro-USB a deux objectifs : télécharger les mises à jours du firmware, recharger la batterie, éventuellement les accus.
Concernant les mises à jour du micro-logiciel (on dit aussi upgrader son firmware !), celles-ci sont généralement disponibles en ligne et gratuitement sur les sites officiels des fabricants. Souvent sur la page support. Selon le site, l’explication de la mise en place du nouveau firmware est plus ou moins claire et en anglais. Les mises à jour apportent des corrections ou des modifications plus ou moins notables au fonctionnement de la box. Si vous ne trouvez plus de mises à jour, c'est que le fabricant a arrêté leur développpement.
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L’autre objectif de la connexion concerne le rechargement de la batterie. Si le rechargement va de soi pour une box qui a une batterie intégrée, c’est une autre histoire avec les boxs à accus. Il n’est en effet pas conseillé du tout de recharger ses accus directement par USB. Et encore moins de vapoter pendant le temps de rechargement. Combien de boxs Alien 220 ont vu leur chipset fondre à cause d’un rechargement par USB ?
Sauf si, et seulement si, le fabricant indique clairement que le rechargement est permis par USB. Et fort heureusement les chipsets dernières générations ont beaucoup évolué et gèrent beaucoup mieux ce rechargement des accus. Avec des capacités de 1,5A, 2A et plus. Et des temps de rechargement diminués. Idem pour les boxs à batterie intégrée.
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Ici, deux accus qui ne sont pas appareillés
Quel accu choisir pour ma box électronique ?
Elément essentiel pour nos boxs, le choix est plus simple qu’en méca puisque, rappelons-le, c’est le chipset qui gère tout. Cependant on respectera quelques règles de base telle que préférer des accus des marques reconnues : Samsung, Sony ou LG par exemple pour des accus 18650. Dans le cas d'une box à plusieurs accus, on utilisera des accus de même marque et capacités. En effet, les accus doivent répartir équitablement le courant de décharge, le CDM qui se traduit en Ampères, entre chaque accu. C'est pour vaper avec un mod méca que le choix de l'accu devient plus complexe.
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Quelques options des boxs électroniques
L'option "Stealth", littéralement le mode "furtif". Souvent à l'origine d'appels au SAV du Petit Vapoteur (comme l'écran inversé qui est une autre option), cette option sert à vapoter discrètement, sans la lumière de l'écran, et par la même occasion, économiser un peu d'énergie pour l'accu. Pour activer/désactiver ce mode Stealth il faut se référer au mode d'emploi de la box. Chaque mod a son fonctionnement propre. Idem pour le retournement de l'écran.
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L'option "lock/unlock" permet de bloquer les boutons de réglage de la box pour éviter qu'ils ne soient actionnés accidentellement. Comme le mode Stealth et l'inversion d'écran, les raccourcis pour accéder à cette option varient selon les modèles. Ce sont des raccourcis simplifiés, le plus souvent, comme par exemple avec l'appui simultané sur les boutons plus et moins.
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Mon clearomiseur peut-il fonctionner avec ma box ?
Clearomiseurs et atomiseurs reconstructibles sont-ils tous compatibles avec mon mod électronique ? Du côté de la connexion, désormais tout le matériel est standardisé. Boxs et clearos et reconstructibles ont une connexion 510.
Ce qui pourrait empêcher une box de reconnaître un clearomiseur ou un atomiseur, c’est le non-respect de ce qu’on appelle la plage de résistance. Le chipset de toutes les boxs (ainsi que les tubes électroniques) reconnaissent les résistances d’un clearo ou d’un ato à partir d’une certaine valeur et jusqu’à une autre valeur en ohm. Par exemple la box Luxe a une plage de résistance de 0.03Ω à 5.0Ω (avec son mode Super Player). La box Istick Nowos a une plage de 0.10Ω à 3.0Ω ce qui est plutôt la norme actuellement.
Au-delà de cette plage, la box ne fonctionne et peut afficher « check ato » sur son écran. Cette plage de résistance sert à protéger la batterie et, surtout, les accus de tout risque de chauffe et de dégazage. Voilà pourquoi une box électronique doit afficher la valeur de la résistance !
Si cette condition est respectée, alors oui, on peut dire que tous les atomiseurs reconstructibles et les clearomiseurs sont compatibles avec les boxs électroniques.
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Retrouvez toutes les boxs électroniques sur Le Petit Vapoteur
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