Le blog du Petit Vapoteur

A la découverte de Ohm My Build

A la découverte de Ohm My Build

10/05/2019  /   Le matériel , Témoignages

A la découverte de Ohm My Build

Petit nouveau dans l’univers du « coil building », Ohm My Build s’est rapidement fait un nom. Très présent sur les réseaux sociaux, il a surtout profité des deux derniers Vapexpo pour se faire connaître. Alors que sa gamme de coils vient tout juste de rentrer dans le catalogue du Petit Vapoteur, nous avons voulu en savoir plus sur la personne qui est derrière ce beau projet.

Avant-Propos : qu’est-ce que le coil building ?

Le coil building est un terme anglais qui signifie littéralement fabriquer sa résistance. Au départ, il s’agissait simplement de faire son propre montage dans un atomiseur reconstructible, avec du fil résistif et du coton, au lieu d’utiliser une résistance toute faite dans un clearomiseur. L’objectif premier de cette technique est d’obtenir des meilleures performances, que ce soit en termes de saveurs ou de vapeur.

Dans cette optique, des vapoteurs ont commencé à faire des montages de plus en plus complexes et à montrer leurs créations sur les forums et les réseaux sociaux. Le courant des « coil builders » était né et ne s’est depuis jamais tarit. Aujourd’hui, les magnifiques coils que l’on pouvait autrefois uniquement admirer sur la Toile sont disponibles à la vente. Tous les vapoteurs peuvent ainsi en profiter, à condition d’avoir un minimum de connaissances dans le domaine du reconstructible.

A la rencontre de Jérém’

Jérémy, ou Jérém’, est un coil builder français vivant dans le sud-ouest, à proximité de la ville de Pau. Il a 28 ans et travaille dans la fabrication de pièces mécaniques pour le secteur aéronautique. Il y a peu, il créé Ohm My Build, une gamme d’une dizaine de coils qu’il fabrique pendant son temps libre. Très disponible pour parler de ses créations, il a accepté de se livrer à une petite séance de questions/réponses pour le blog LPV.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, peux-tu nous raconter ta découverte de la vape ?  

Cela fait six ans que j’ai découvert la cigarette électronique, mais je ne m’y suis vraiment intéressé qu’il y a trois ans. J’avais alors huit ans de tabac derrière moi, à un paquet par jour. Dès que j’ai commencé à vapoter, je n’ai plus retouché à une cigarette. La recherche de nouvelles saveurs a beaucoup joué dans mon arrêt. Je me suis rendu compte que je prenais plus de plaisir à tirer sur une e-cig.

Quand es-tu passé au reconstructible ?

Très rapidement ! J’ai décroché du tabac grâce à la box Tarot Pro de Vaporesso et à l’atomiseur Serpent Mini de Wotofo. J’étais attiré par le côté geek de la vape et j’avais dans mon entourage des proches qui avaient déjà franchi le cap. Je me suis donc laissé guider.

Alien - Ohm My Build

Qu’est-ce qui t’as donné envie de faire tes premiers montages complexes ?

J’aime travailler de mes mains, surtout sur des choses qui demandent beaucoup de précision. En voyant les réalisations de builders déjà en place, comme Mickaël de MPC Coils par exemple, j’ai tout de suite été séduit. Il y a deux ans, je me suis donc lancé dans le coil building. J’ai commencé par un Fused Clapton, une étape obligatoire selon moi pour tout débutant dans ce domaine. J’ai ensuite poursuivi avec des coils plus complexes comme le Staggered ou l’Alien.

Comment cette passion t’a conduit à créer Ohm My Build ?

J’ai créé Ohm My Build il y a un an, en avril 2018. J’ai été poussé dans cette voie par mes amis et ma famille. Ils m’ont permis de prendre de l’assurance et de me dépasser pour proposer ma propre gamme de coils. Grâce à eux, j’ai aujourd’hui la chance de pouvoir vivre une super aventure !

Quels moyens as-tu utilisé pour te faire connaître ?

Comme beaucoup de coil builders, je me suis principalement fait connaître sur les réseaux sociaux. Ma page Facebook est mon premier moyen de communication et me permet de partager ma passion avec mes abonnés. Rapidement, j’ai réalisé des partenariats avec des shops du sud de la France. C’est notamment grâce à ces boutiques que ma société a pu se développer. J’ai également eu la chance de participer aux deux dernières éditions du Vapexpo, où j’ai d’ailleurs rencontré l’équipe du Petit Vapoteur.

Mirco Fralien - Ohm My Build

Parmi toutes tes créations, laquelle te rends le plus fier ?

Toute ma gamme est le fruit d’un gros travail et de nombreux essais pour arriver à un résultat satisfaisant. Ma fierté personnelle reste quand même le Micro Fralien, un type de coil dont je suis d’ailleurs le créateur. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une miniaturisation d’un Fralien classique. Cette petite taille permet de l’installer sur les plateaux de petits atomiseurs ou drippers et de faire littéralement exploser les saveurs ! En plus, comme sa valeur en Ohm n’est ni trop basse, ni trop haute, il peut aussi bien être utilisé sur un mod électronique que sur un mod mécanique.

Avec ton travail à plein temps, comment trouves-tu le temps de fabriquer des coils ?

Je travaille sur ma production essentiellement le soir et le week-end. Je le fais par passion, car j’aime vraiment ça. Ce manque relatif de temps ne m’empêche pas d’essayer de faire les choses bien. J’accorde donc beaucoup d’importance à la qualité des coils que je vends. Pour cela, chaque résistance doit passer au minimum 3 contrôles avant d’être mise en boîte. Si un défaut visuel est détecté, le coil est immédiatement mis de côté.

L'atelier de Jérémy, lieu de création de ses coils

Est-ce que Ohm My Build t’a permis de rencontrer d’autres coil builders ?

Bien sûr ! J’en connais certains et j’entretiens de très bons rapports avec eux. Je peux notamment citer Micka de MPC Coils, qui était au départ une source d’inspiration, mais aussi Armand de Rock n’Coils et Vincent de SVR.

Pour finir, quels conseils donnerais-tu aux vapoteurs qui utiliseraient tes coils ?

Je donnerais surtout des recommandations pour bien les entretenir. Je déconseille toujours à mes clients d’immerger les coils dans l’eau juste après les avoir fait chauffer. Pour moi, c’est une règle essentielle. Après quelques semaines d’utilisation, un léger dry-brun suffira pour le nettoyage. Si la résistance devient trop encrassée, le mieux reste de la plonger dans un bac à ultrason avec de l’eau chaude. Et si vous n’avez pas de bac, une bonne vielle brosse à dent imprégnée de liquide vaisselle fera très bien l’affaire !

Les coils Ohm My Build sont disponibles ici

  Morgan

Ajouter un commentaire

 (avec http://)